Qu'on soit poète, ou simplement rêveur, la schizophrénie guette l'imaginaire de nos langueurs,
Et on voit naître sous nos songes salvateurs, la frêle esquisse d'un être : le relais pour nos lecteurs.
Mais c'est cet autre qui fait vivre tous nos mots, rien qu'une main tendue vers l'homme et dont la plume fait l'aumône,
Moi mon alter porte le nom du double i, dont le T le A le S forment le pont d'une double vie.
Au fond la plupart des artistes font ainsi, changent de nom dès que les mots ou la musique leur font un signe.
J'ai pour ma part mis un bout de temps à le trouver, 14ans de solitude et puis Taiis m'a salué...
J'dois avouer qu'notre rencontre est un peu vague est-ce le temps ou ma mémoire mais les souvenirs d'ce jour divaguent,
Je sais seulement que ces 5 lettres furent évidentes, de toute mon inspiration ceci en est le dividende
Dès lors je passais presque toutes mes soirées avec lui, on rêvait on s'évadait et l'encre illuminait nos nuits ;
J'étais heureux quand j'écrivais, comblé quand il rimait, et dans le vide de mes journées quand je tombais il me relevait.
Taiis devint ce double dont je ne saurais m'acquitter, un repère sur blanche feuille sans qui je serais mal guidé.
Souvent nos songes, recherchent un maquillage et plutôt qu'écrire des mensonges, on invente des personnages...
Ce n'est pas un masque ou un costume de justicier, mais un double pour orgasme que la plume peut justifier ;
Lui n'est qu'un nom que je susurre à vos oreilles, une impudeur textuelle qui sous mes doigts devient merveille ;
Un personnage que l'on invente par poésie, un chemin pour ce voyage qui sur feuille parcourt ma vie ;
Un personnage que l'on envie et dont le charme nous habite, on invente et on revit sous ce pseudo qui nous arbitre...
Qu'on soit poète ou quelque part un peu rêveur, l'écriture est ce prophète qui s'empare de nos ardeurs ;
Elle saisit, nos doutes et nos angoisses les plus profondes, aussi bien que les beautés et les charmes auxquels on succombe.
J'ai parfois songé que c'était là une aporie, et que Taiis était l'âme qui sur cette terre peut m'appauvrir ;
Mais, tant que l'esprit se prêtera au vagabondage, par besoin d'allégories on inventera des personnages ...
Et on invente des personnages, fruit du libertinage, un nouveau pèlerinage, pour un nouvel héritage...
L'art de faire du neuf avec du vieux.
Pour ce qui est de l'album ça avance, ça avance... il se dirige lentement vers un petit mélange de morceaux rocks et de ballade slam.
Musicalement. Taiis.